Mastatest identifie, à la ferme, en 24h, les bactéries à l’origine des mammites
Avec Mastatest, le spécialiste de la santé animale Vétoquinol rend possible l’analyse à la ferme des bactéries à l’origine des mammites. A la clé : des traitements ciblés et un gain de temps pour l’éleveur.
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On ne le répètera jamais assez : les antibiotiques, ce n’est pas automatique. Et cela vaut aussi pour les mammites. En effet, certaines mammites nécessitent une administration d’antibiotiques, d’autres non, selon la bactérie en cause.
Pour l’identifier, jusqu’à présent, l’éleveur devait apporter un échantillon de lait à son cabinet vétérinaire. Pour gagner en temps et faciliter la prise en charge des mammites, Vétoquinol propose Mastatest, un outil d’analyse bactériologique portatif. « Mastatest permet de réaliser à la ferme et en 24 heures, l’analyse d’un échantillon de lait d’une vache chez laquelle une mammite, non sévère, a été détectée, présente Patrice Ratier, responsable technique animaux de rente chez Vétoquinol. Depuis le lancement de Mastatest, 35 % des analyses ont révélé des mammites se soignant sans antibiotiques comme celles causées par un colibacille, soit autant d’antibiotiques économisés. Moins de traitement, cela veut aussi dire moins de lait écarté, et moins de risque d’avoir une livraison contaminée par des résidus d’antibiotiques. »
Gain de temps et d’efficacité
Avec Mastatest, l’analyse de l’échantillon peut se faire sur l’exploitation. Pour remédier à une hausse du nombre de mammites dans son troupeau, Léa Guesdon, éleveuse dans l’Orne, s’est équipée d’un Mastatest. « Avant, faire la route pour amener les échantillons, ça me prenait du temps, reconnait l’éleveuse. Je ne le faisais donc pas systématiquement. Avec Mastatest, il n’y a plus cette contrainte, c’est vraiment plus simple. Je fais des analyses de façon beaucoup plus systématique. »
Même si Mastatest est installé à la ferme, au plus près des animaux, les informations sont également transmises au vétérinaire. En fonction du résultat, de l’historique de la vache, le praticien va conseiller le traitement le plus adapté, par le choix de la molécule mais aussi les modalités. Léa Guesdon et Dr Raphaëlle Perdrix, sa vétérinaire, ont défini des protocoles de soins selon les germes les plus souvent rencontrés. « Si c’est quelque chose de différent, on s’appelle pour préciser le traitement », détaille Léa Guesdon. Avec des traitements plus ciblés grâce à l’identification de la bactérie, on gagne aussi en efficacité. « Je trouve que le taux de guérison s’améliore, il y a moins de rechute », apprécie Léa Guesdon.
Meilleure prévention
« Avec des analyses à chaque mammite, on peut déterminer quels sont les germes les plus présents, faire des suivis à la vache », apprécie Dr Raphaëlle Perdrix. Au-delà des interventions en curatif, Mastatest aide les éleveurs et leur praticien dans leur approche de la prévention. Par exemple, dans le cas des mammites subcliniques au tarissement, en ajustant les pratiques de tarissement tout en préservant la santé de la mamelle.
L’utilisation de Mastatest s’inscrit dans l’approche « One Health », concept qui illustre l’intrication de la santé humaine, animale et de l’environnement. « Ne pas donner d’antibiotiques si ce n’est pas nécessaire contribue à prévenir l’antibiorésistance, explique Patrice Ratier, ce qui est bénéfique pour les humains comme pour les animaux. »
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